Et revoici la théorie de l’imprévision ! Abonnés
Dans un avis*, le Conseil d’État indique que cette indemnité dite d’« imprévision » doit permettre au cocontractant d’assurer la continuité du service public.
Le versement de l’indemnité d’imprévision est conditionné à la signature d’une convention d’indemnisation visant à compenser les charges extracontractuelles subies par le cocontractant (CE, 17/01/1951, n° 97613) dans le cadre de la continuité du service public.
Attention :
- la convention doit préciser les modalités de calcul de l’indemnité ;
- la convention ne doit pas modifier les clauses, ni les obligations contractuelles.
Dans son avis, le Conseil d’État précise que cette convention d’indemnisation ne constitue pas une modification du marché ou du contrat de concession au sens des dispositions du 3° des articles L. 2194-1 et L. 3135-1 et de celles des articles R. 2194-5 et R. 3135-5 du code de la commande publique. Par conséquent, elle n’est pas soumise aux conditions et limites posées par ces dispositions.
Sources : *Avis du Conseil d’État n°405540 du 15 septembre 2022 relatif aux possibilités de modification du prix ou des tarifs des contrats de la commande publique et aux conditions d’application de la théorie de l’imprévision - NOR : ECOM2217151X ; DAJ.
Olivier Mathieu le 04 mai 2026 - n°154 de La Lettre des Marchés Publics et de la commande publique
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